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Techniques

Connaissances du scoutisme

La Loi Scoute (Formulée par l'AABP)

 

1.                  Le scout met son honneur à mériter confiance.

2.                  Le scout est loyal à son pays, à ses parents, à ses chefs et à ses subordonnés.

3.                  Le scout est fait pour servir et sauver son prochain.

4.                  Le scout et l’ami de tous et le frère de tout autre scout.

5.                  Le scout est courtois et chevaleresque.

6.                  Le scout voit dans la nature l’œuvre de Dieu : il aime les plantes et les animaux.

7.                  Le scout obéit sans réplique et ne fait rien à moitié.

8.                  Le scout est maître de soi : il sourit et chante dans les difficultés.

9.                  Le scout est économe et prends soin du bien d’autrui.

10.              Le scout est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

 

 

Buts, Principes, Devise et Vertus (Forumlées par l’AABP)

                                                                                     
 
Buts
 
Santé
Formation du caractère
Débrouillardise
Service du prochain
Sens de Dieu
 
Principes
 
Le devoir du scout commence à la maison.
Le scout travaille à la construction d’un monde meilleur.
Fier de sa foi Chrétienne, le scout suit les traces du Christ.
 
Devise
 
Sois Prêt
 
Vertus
 
Franchise
Dévouement
Pureté

 

Le Drapeau et Blason de l'AABP

Le Drapeau :
 
Le drapeau de l’Association des Aventuriers de Baden-Powell s’appelle l’Unilysé. Le drapeau est blanc et au centre du drapeau se retrouve ce blason.
 
Le Blason :
Franchise – Dévouement - Pureté
 
D’argent, chargé d'une croix cardinale de gueules, chargée de lis d’or
 
                                                                  
 
La croix nous rappelle les armes des Chevaliers qui unissaient l'idée de service et de dévouement à la spiritualité chrétienne. La croix cardinale symbolise les quatre branches de notre mouvement, les quatre points cardinaux et les quatre vertus cardinales: justice, prudence, tempérance et force. Elle nous rappelle l'importance de notre ouverture sur le monde. La croix cardinale de gueules (rouge) est la couleur qui symbolise le dévouement
 
La fleur de lis, insigne international du scoutisme, choisi par B.P. parce qu'elle indiquait la direction du nord sur les anciennes cartes, pour rappeler aux scouts de témoigner aux autres notre triple promesse. Le lis d’or (jaune), est la couleur qui symbolise la franchise.
 
L'argent (le blanc) est la couleur qui symbolise la pureté.

 

Les 15 éléments fondamentaux du scoutisme

Les cinq buts

  1. Santé  
  2. Service du prochain  
  3. Sens de Dieu  
  4. Débrouillardise
  5. Formation du caractère  

Les cinq dimensions

  1. La nature et le camp  
  2. La patrouille  
  3. La règle du jeu  
  4. Le civisme
  5. L'engagement (la promesse)

Les cinq moteurs

  1. L'intérêt
  2. L'action
  3. Les responsabilités
  4. Le système des patrouilles
  5. La CDH et le CDC

     

 

Baden-Powell, sa vie, son oeuvre

L'Enfance

Robert Stephenson Smith Baden-Powell (tous les scouts le surnomment BP, surnom qui se prononce bipi) est né le 22 février 1857 à Londres dans une famille anglicane. Huitième enfant sur dix, il n'a que trois ans à la mort de son père, professeur à l'université d'Oxford. Avec ses frères et soeurs, il passe ses vacances à faire de grandes randonnées dans la campagne, à construire des huttes, à suivre des pistes,... Avec leur bateau (Koh-i-Nor), ils vivent beaucoup d'aventures!


L'attachement à la nature


Dès son plus jeune âge, BP est attaché à la nature. A 13 ans, c'est un rouquin plein de taches de rousseur. En cette année 1870, il est pensionnaire au collège de Chaterhouse. Autour de celui-ci, il y a le « Taillis » : la colline boisée au-delà des terrains de jeux de l'école. Au risque d'être renvoyé (car évidemment le Taillis est interdit aux élèves), BP s'y faufile dès qu'il le peut, c'est passionnant! Plein d'oiseaux, de belettes, de campagnols d'eau. Il faut inventer mille ruses pour s'approcher d'eux et les observer. Il y a aussi beaucoup de lapins; il leur tend des pièges et fait ensuite cuire son gibier avec précaution, en évitant qu'une fumée indiscrète n'attire l'attention des surveillants. Et quand par hasard l'un deux survient, que d'astuces pour se dissimuler!


La carrière d'officier dans l'armée britannique


Ayant échoué à l'examen d'admission à l'université, il entre dans l'armée après avoir brillamment réussi ses examens. Il part aux Indes. Comprenant l'importance de l'entraînement physique, il s'impose de ne pas fumer, de boire peu. Il pratique des sports comme le polo et la chasse aux sangliers. Il était un très bon artiste, travaillant avec le crayon et l'aquarelle. Il était très apprécié de ses camarades en raison deses talents de chanteur et de comédien. Il continue, comme au collège, à s'entraîner à l'observation, soit en se mettant à l'affût des écureuils, des mangoustes et des oiseaux, soit en se perfectionnant dans l'art de suivre les traces : cela lui permit, un jour, de retrouver un cheval échappé.

En 1899, pendant le siège de la ville de Mafeking (Afrique du Sud), BP utilise les jeunes garçons qui le désirent comme messagers, observateurs ou sentinelles. Cette bataille permit une fois de plus à BP d'utiliser ses dons de comédien et son imagination aussi bien pour tromper l'adversaire que pour soutenir le moral des assiégés. Des boîtes de biscuits embouties et hissées sur un poteau servant de réflecteurs à des lampes à acétylène font penser aux ennemis que la garnison dispose de projecteurs et peut faire face à des assauts nocturnes. Avec un grand mégaphone en fer blanc, BP se rend la nuit dans les tranchées avancées et imite plusieurs voix, faisant croire à la sortie d'une patrouille. A l'issue de sa victoire à Mafeking, BP devient un héros pour toute l'Angleterre et l'un des britanniques les plus connus de l'époque. Il remarque combien ces garçons avaient pris leurs missions à coeur.

BP expose ses idées sur les éclaireurs militaires dans son livre Aids to scouting. Ce livre connaît un grand succès, mais pas seulement chez ceux à qui il était destiné. BP reçoit des lettres de lecteurs lui demandant des conseils.


Remise en question de l'éducation des jeunes gens


Il avait remarqué que les jeunes soldats instruits dans les casernes, dressés à marcher au pas et à obéir sans comprendre, ne savaient pas se débrouiller dans des situations imprévues. Jugeant préférable de développer chez ses hommes l'esprit d'initiative, l'ingéniosité, le sens de l'équipe, l'habileté manuelle, il les groupe en patrouilles, leur apprend à suivre des pistes, à se tenir cachés, à faire des croquis, à prendre des responsabilités. C'est l'art du Scouting (du mot anglais Scout qui signifie Eclaireur. Celui qui marche en avant pour explorer et guider, escoute en vieux français). BP organise l'entraînement sous forme de jeux et, le soir, tous faisaient un bivouac ou une veillée. A son retour au pays, BP trouve une Angleterre encore riche, mais qui entre en phase de dépression. Il est frappé par le spectacle des mendiants des grandes villes. Un tiers de la population est sous-alimentée, le vandalisme et la criminalité se développent, le chômage augmente. BP veut faire quelque chose de concret pour utiliser de manière positive l'immense prestige dont il jouit. Lorsqu'il voit « ces milliers d'adolescents pâles, au thorax étriqué, accroupis le menton sur les genoux, espèces misérables, fumant éternellement des cigarettes et s'abaissant jusqu'à la mendicité », il sait alors quoi faire.


Premier camp d'éclaireurs


Avant de lancer ce « produit » sur le marché, BP veut le tester. C'est ainsi qu'il s'embarque sur l'île de Brownsea (au sud de Londres) avec une vingtaine de garçons de diverses couches sociales pour tester le fonctionnement des petits groupes, les techniques d'observation, l'apprentissage par le jeu, pour voir si un petit groupe de jeunes livrés à eux-mêmes est viable, et enfin pour voir si la vie en plein air plaît à des citadins. Le succès est total. Le 9 août 1907, le camp de Brownsea est levé. Il rédige la version définitive de Scouting for Boys (Eclaireurs en français), l'ouvrage dans lequel il présente sa méthode.


Avec ce livre, il tente de lancer un nouveau mouvement autonome. Il crée la base du scoutisme avec les cinq buts :
1.    Santé;
2.    Sens du concret;
3.    Personnalité;
4.    Service;
5.    Sens de Dieu

Ainsi que les dix articles de la loi scoute et la promesse scoute qui n'imposent aucune interdiction mais proposent une hygiène de vie que chaque adhérant promet d'essayer de mettre en pratique (faire de son mieux).

C'est en 1909, que les premières compagnies (troupes) de guides apparaissent organisées par Agnès Baden-Powell (une des sœurs des BP).



En 1910, il différencie trois classes d'âge :
1.    Les Louveteaux (8 - 11 ans)
2.    Les Éclaireurs (12 – 17 ans)
3.    Les Routhiers (17 ans et +)

En 1918, il publie une revue intitulée Girl guiding edition. Il appelle le mouvement féminin les Guides plutôt que scoutes ou éclaireuses car il estime que leur rôle n'est pas d'éclaireur mais de guider. « Une femme qui est capable de se tirer d'affaire toute seule est respectée aussi bien par les hommes que par les femmes. Ils sont toujours prêts à suivre ses conseils et son exemple, elle est leur guide. »


Retraite militaire, carrière scoute


Avec le grade de général, BP quitte l'armée en 1910 sur les conseils du roi Edouard VII. Celui-ci lui suggère qu'il rendrait de précieux services à son pays à l'intérieur du mouvement scout. Il se consacre pleinement à la propagation du scoutisme à travers le monde entier et ne cesse de voyager.


Mariage avec Lady Olave Soames en 1912


En tournée pour donner des conférences dans le monde entier, BP rencontre une jeune femme, de 32 ans sa cadette : Lady Olave Soames (1889-1977). Elle a toujours aimé vivre à la campagne et est très attachée à ses animaux. Très vite elle se sent attirée par les enfants et travaille pendant un certain temps dans un centre de vacances pour jeunes invalides. Une année et demie après leur rencontre, ils se marient. Leur voyage de noces se déroule en Afrique du Sud et, évidemment, ils y campent. Elle démontre à son mari qu'elle a tout pour être une bonne guide : « Olave est une merveille en campant, sait jouir de la vie complètement, mais elle est aussi un habile « homme des bois », une bonne marcheuse, une bonne éclaireuse qui ne perd jamais son chemin. » A leur retour, ils eurent la surprise de découvrir une voiture Standart 20 CV offerte par près de 100'000 scouts (chacun avait contribué à ce cadeau avec un sou). Elle s'engage dans le scoutisme et gravit petit à petit les échelons en prouvant ses qualités. Elle deviendra cheftaine mondiale en 1930 et accompagnera toujours son mari dans sa vie scoute. Ils consacrent leur vie à voyager, encourageant les débuts du scoutisme dans des pays toujours plus nombreux. Ils ont eu 3 enfants (Peter, Heather et Betty).



Acclamé chef mondial


Lors du premier jamboree (rassemblement mondial de scouts) en 1920, BP est unanimement proclamé chef mondial par l'ovation des 8'000 participants qui venaient de 34 pays. L'idée mi-sérieuse mi-plaisantine d'élever BP à la dignité de grand chef indien avait été lancée quelques jours plus tôt. Celui-ci joua le jeu. Mais le lendemain, quand on s'installa pour l'investir, du milieu de la foule juvénile en liesse, un garçon s'écria sans que ce soit prévu : « Vive le chef scout mondial! » L'ouragan d'enthousiasme qui accueillit cette proposition fut irrévocablement ratifié...


Ce titre n'était pas honorifique, car BP était véritablement considéré par tous comme leur chef. L'enthousiasme que générait sa présence et le silence qui régnait quand il levait la main pour prendre la parole ne laissaient aucun doute : BP avait conquis les coeurs et capté l'imagination de ceux qui adhéraient à ses idées, quel que fût le pays d'où ils venaient.


Anoblissement


BP est anobli en 1929 par le Prince de Galles lors du jamboree de la majorité (21 ans). Il devient Lord Baden-Powell of Gilwell. Ce lieu était le centre international de formation pour scouts adultes (fondé en 1919). BP choisit personnellement le lieu attaché à ce titre, estimant que cette nomination revenait plus au scoutisme qu'à lui-même.


Retraite scoute


BP fait ses adieux aux scouts en 1937 lors du jamboree de Hollande : « Il est temps pour moi de vous dire good-bye. Je suis dans ma 81e année et je m'approche de la fin de ma vie. Mais la plupart d'entre vous est au début de sa vie. » Il passe le restant de sa vie au Kenya, dans une petite propriété à Nyieri (peinture ci-contre de BP). Auteur infatigable, BP a écrit en tout 32 livres. Il fut honoré du grade universitaire d'au moins 6 universités et reçut de l'étranger 28 ordres et décorations, ainsi que 19 distinctions scoutes. C'est le 8 janvier 1941 qu'il y est mort. Sur sa tombe se trouvant dans le cimetière de Nyieri, est indiqué fin de pistele signe « fin de piste ».

Ses dernières paroles sonnent comme une profession de foi :
« Il est essentiel, pour avoir la paix universelle et permanente, qu'un changement total s'accomplisse dans l'esprit des gens. Il faut une compréhension mutuelle plus profonde, plus solide, pour l'abolition des préjugés nationaux, de façon à voir d'un oeil sympathique et amical tous ses nouveaux compagnons ».








Lady Baden-Powell continua son rôle de lien entre les Guides du monde entier. Elle est décédée le 25 juin 1978 en Angleterre

Baden-Powell a laissé en héritage le Scoutisme pour qu'il prouve sa valeur dans le monde entier. À nous la responsabilité de continuer à le développer. Les deux époux maintenant réunis dans leur dernier repos, avaient bien compris l'importance de se donner aux autres et de faire le bien. Leur oeuvre continue à travers chacun des scouts de ce monde...

 

La Première Patrouille

Nous sommes en Afrique du sud, à l'époque de la guerre des Boers.

Baden Powell, qui vient d'être nommé commandant en chef à la frontière Nord-Ouest de la province du Cap, s'installe dans une bourgade sans défense naturelle du nom de Mafeking.

B.P. entraîne jour et nuit ses nouvelles recrues. D'un groupe de commerçants, d'ouvriers et de paysans, il fait des combattants en les lançant aussi souvent que possible dans la nature, en les conduisant par petits groupes dans de vastes exercices de plein air. Astuce, débrouillardise et observation jouent un rôle bien plus décisif que la science militaire.


Le 9 octobre, le service de renseignements lui fait parvenir un télégramme : « Pluie abondante en perspective pour votre foin ». En clair, cela voulait dire : « Préparez-vous pour la bataille ». Un système de tranchées avec de petits forts venait juste d'être terminé autour de la ville. L'ennemi en resta éberlué. Cronge commença par bombarder la ville. Puis, croyant avoir intimidé les anglais. Il envoie un émissaire demander la reddition.

B.P. n'a qu'un mot en réponse : « Pourquoi? »

Quelques temps après, B.P. répond à la délégation des Boers :
« Dites à votre général que je suis désolé que vous vous soyez dérangé mais que je lui ferai moi-même tenir un message quand nous serrons las de résister. »

Malgré tout, les chances sont minces : 1 200 hommes sans artillerie contre 9 000 pourvus de moyens puissants. B.P. a une idée derrière la tête : il a remarqué que dans la ville se trouvent une centaine de garçons de 13 à 16 ans qui brûlent de jouer aux petits soldats, mettent leur nez partout où ils ne le devraient pas, se moquent des bombardements, suivent les soldats et se faufilent dans le camp des Boers pour leur seul plaisir de ramener en ville des tuyaux sensationnels...

Il empoigne un jour un de ces garçon par le col de sa chemise et le traîne dans son bureau.

- Comment t'appelles-tu?
- John Goodyear, Sir.
- Tu as l'air d'avoir envie de te battre.
- Et comment, Sir! …Oh Sir! Prenez-moi dans l'armée, laissez-moi signer l'engagement.
- Pas question! Mais je vais te mettre à l'épreuve. Je peux avoir besoin de jeunes dégourdis, courageux, pour des tas de missions : espionner, porter des messages, faire le service d'ordre en ville… guetter l'ennemi...
- Oh Sir!... ce serrait formidable, je suis votre homme.
- Reviens demain à dix heures, on te donnera un uniforme et puis amène-moi tous les types de plus de 12 ans capables de faire quelque chose et que tu connais.
- Yes, Sir!

Et ce jour, sur son petit carnet, le colonel Robert Stephenson Smith Baden Powell note : « Je suis sûr qu'on peut se fier aux garçons aussi bien qu'aux hommes, pourvu qu'on leur fasse confiance et qu'on les rendes responsables de leurs actes. »

Le lendemain, John Goodyear reparaît dans le magnifique costume de l'armée britannique que l'intendance lui a ajusté sur mesure. Il porte le grand chapeau crânement relevé sur le côté. Vingt-cinq jeunes garçons le suivent : le premier contingent des « Cadets de Mafeking ».

B.P. rugit de plaisir.

- Bravo Boy! Tu vas me désigner les deux ou trois types qui sont capables de commander et tu leur donneras à chacun six ou sept garçons à conduire. Toi, je te nomme sergent-chef.

C'est grâce à ses cadets que B.P. va monter une succession de grandioses supercheries, de coups d'audace et de bluff, grâce à quoi il triomphera d'un ennemi qui lui était 7 ou 8 fois supérieur en nombre.

Les Cadets de Mafeking ont été les premiers scouts éclaireurs de l'histoire.

Baribal Patient
Michel Levasseur

 

Samuel Finley Breese Morse

Samuel Finley Breese Morse est né le 27 avril 1791 au sein d'une famille aisée de la Nouvelle Angleterre aux États-Unis. Dès l'âge de quatre ans, il manifestait un goût prononcé pour l'art en général et la peinture en particulier. Il fit ses études dans la célèbre université de YALE où ses talents artistiques se développèrent. Il fut un portraitiste de talent, reconnu de ses contemporains. Il consacrait alors tout son temps à son activité professionnelle. Dès lors, on pourrait croire que la télégraphie était à des lieues de ses préoccupations quotidiennes!

En 1832, durant un voyage, sur le bateau qui le ramenait d'un séjour en Europe, Samuel fit la connaissance du Dr Charles Thomas JACKSON, un scientifique qui faisait des recherches sur les applications de l'électroaimant. Ils parlèrent durant toute la traversée des possibilités de communications qui pourraient naître de cette découverte récente. Ce voyage fut une révélation pour MORSE qui avait maintenant une motivation formidable au point qu'il abandonna immédiatement la peinture pour se consacrer aux recherches dans le domaine des transmissions.

Il assembla des informations, fit des croquis, des schémas et rapidement, il aboutit à la conclusion qu'il allait avoir besoin, pour communiquer, d'un code représentant chaque lettre. Il choisit d'employer comme code un assemblage de points et de traits. Il étudia donc les mots anglais pour déterminer la fréquence des lettres. Aux plus fréquentes, il affecta un code simple. Aux moins fréquentes, le code était plus long et donc, plus compliqué. Plus tard, MORSE a ajouté les signes de ponctuation et les chiffres ce qui permettait d'envoyer ainsi des messages complets.

Parallèlement aux travaux sur le Code, Samuel travaillait avec plusieurs amis sur le moyen de transmettre l'information proprement dite : il conçut donc une machine qui peut transmettre un signal électrique et l'enregistrer à destination : le télégraphe (littéralement "qui écrit à distance") un électroaimant attirait un stylet encré sur une bandelette de papier qui avançait grâce à un système d'horlogerie gravant ainsi les "points" et les "traits". Testée à de nombreuses reprises dans son atelier, MORSE voulut montrer au monde, de manière spectaculaire, une communication électrique à longue distance. C'est le 24 mai 1844, au moyen de 160 miles de câbles spécialement tendus entre Washington et Baltimore, que MORSE a envoyé à un de ses partenaires, Alfred VAIL, le premier message au moyen des techniques qu'il avait inventées : c'est un verset de la Bible "What Hath God Wrought" (Nb 23, 23) qui ont été les premiers mots envoyés par MORSE. Son assistant les a décodés sans problème et les lui a renvoyés pour confirmation. A ce moment, MORSE sus qu'il venait de révolutionner le monde des communications.

Cependant, l'invention de MORSE ne fut pas très bien accueillie par les autorités gouvernementales et ce furent des entreprises privées qui développèrent les premières lignes télégraphiques sur le territoire américain.

 

St-Georges, Patron des Éclaireurs

St-Georges naquit à Lydie, en Asie mineure, en l'an 280 de notre ère. On ne connaît pas beaucoup de choses sur sa vie, même que l'on prétend qu'il soit un personnage légendaire. Quoique l'on dise, l'Histoire veut qu'il se soit engagé comme soldat dans la Cavalerie et s'acquit bientôt d'une renommée et d'une bravoure à toute épreuve.

On raconte qu'un jour il arriva dans une cité nommée Sélem, près de la quelle vivait un dragon à qui, annuellement, il fallait donner en pâture un jeune fille pour apaiser sa colère. À son arrivée, le sort avait désigné la fille du roi, Cléolinde. St-Georges résolut de ne pas la laisser mourir; il attaqua le monstre qui vivait dans un marais des environs et le tua.

Quelque temps après, il revint dans sa ville natale pour y fonder une communauté chrétienne. Il trouve, affichée à la place publique, une proclamation de l'empereur romain, Dioclétien, contre les chrétiens. St-Georges l'arracha et la détruisit. Il fut arrêté pour cet acte, jugé et condamné au martyre qui survint le 23 avril en l'an 303. Il fut canonisé par le pape Gelasius en l'an 494.

St-Georges est le Patron de l'Angleterre, où naquit notre scoutisme. Il fut également adopté comme patron national par le Portugal et la Grèce. Ce sont les Chevaliers de la Table Ronde qui choisirent St-Georges comme patron de leur confrérie.

Certes, l'histoire de St-Georges relève en grande partie de la Mythologie. L'essentiel n'est pas de savoir si tous ces détails sont vrais ou pas; mais bien de retirer de ce récit des leçons, des messages et des exemples qui peuvent faciliter ta progression d'éclaireurs.

Ce qu'il faut retenir, c'est qu'en face d'une difficulté ou d'un danger dont le dragon en est le symbole, St-Georges ne l'évitait ni ne la craignait mais il mettait toute son énergie pour lutter contre le mal. Ainsi réussissait-il à vaincre une difficulté à laquelle plusieurs personnes n'osaient s'attaquer!

Quoique légendaire, ce récit te présente exactement la façon dont un Éclaireur devrait envisager une difficulté ou un danger, si grand ou tragique qu'il lui paraisse même s'il n'est pas toujours aussi bien équipé pour la lutte. Il faut qu'il s'y lance avec courage, avec confiance, en employant toute son énergie pour essayer de vaincre, et il est plus que probable qu'il réussisse.

On célèbre sa fête le 19 avril.

 

Sainte-Jeanne d’arc, Patronne des Guides

Sainte-Jeanne d’arc dit « La pucelle »

À treize ans, Jeanne affirme avoir entendu les voix célestes des saintes Catherine et Marguerite et de l'archange saint Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône. Après beaucoup d'hésitations, à seize ans, elle se met en route. Arrivée à la ville voisine, elle demande à s'enrôler dans les troupes du dauphin. Sa demande est rejetée deux fois, mais elle revient un an plus tard et Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, accepte de lui donner une escorte, résigné face à la ferveur populaire de la ville où Jeanne avait acquis une petite notoriété, notamment en allant rendre visite au duc malade Charles II de Lorraine.

Portant des habits masculins (ce qu'elle fera jusqu'à sa mort, excepté pour sa dernière fête de Pâques), elle traverse incognito les terres bourguignonnes et se rend à Chinon où elle est finalement autorisée à voir le dauphin Charles, après réception d'une lettre de Baudricourt. La légende, raconte qu'elle fut capable de reconnaître Charles, vêtu simplement au milieu de ses courtisans, et lui parle de sa mission. Par superstition, Jeanne est logée dans la tour du Coudray annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans. Après l'avoir fait interroger par les autorités ecclésiastiques à Poitiers où des matrones constatent sa virginité, et après avoir fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord pour envoyer Jeanne à Orléans assiégée par les Anglais, non pas à la tête d'une armée, mais avec un convoi de ravitaillement4. Ce sera à Jeanne de faire ses preuves. Ses frères la rejoignent. On l'équipe d'une armure et d'une bannière blanche frappée de la fleur de lys, elle y inscrit Jésus Maria, qui est aussi la devise des ordres mendiants (les dominicains et les franciscains. Arrivée à Orléans le 29 avril, elle apporte le ravitaillement et y rencontre Jean d'Orléans, dit « le Bâtard d'Orléans », futur comte de Dunois. Elle est accueillie avec enthousiasme par la population, mais les capitaines de guerre sont réservés. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429.

Cette partie de la vie de Jeanne d'Arc constitue communément son épopée : ces événements qui fourmillent d'anecdotes où les contemporains voient régulièrement des petits miracles, le tout conforté par leurs références explicites dans les procès, ont grandement contribué à forger la légende et l'histoire officielle de Jeanne d'Arc. La découverte miraculeuse de l'épée dite de « Charles Martel » sous l'autel de Sainte-Catherine-de-Fierbois, en est un exemple.

Jeanne repart en campagne : désormais elle conduit sa propre troupe et donc rien ne la distingue des chefs de guerres indépendants, elle ne représente plus le roi. Ses troupes lutteront contre des capitaines locaux, mais sans beaucoup de succès. Le 4 novembre 1429, « la Pucelle » et Charles d'Albret s'emparent de Saint-Pierre-le-Moûtier. Le 23 novembre, ils mettent le siège devant La Charité-sur-Loire pour en chasser Perrinet Gressart. Pour Noël, Jeanne a regagné Jargeau suite à l'échec du siège5. Jeanne est alors conviée à rester dans le château de la Trémouille à Sully-sur-Loire. Elle s'échappera rapidement de sa prison dorée, pour répondre à l'appel à l'aide de Compiègne, assiégée par les Bourguignons. Finalement, elle est capturée lors d'une sortie aux portes de Compiègne le 23 mai 1430. Elle essaie de s'échapper par deux fois, mais échoue. Elle se blessera même sérieusement en sautant par une fenêtre au château de Beaurevoir. Elle est rachetée par les Anglais pour 10 000 livres et confiée à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais.

Le procès

Lors de son procès qui dura du 21 février au 23 mai 14316, elle est accusée d'hérésie et interrogée sans ménagement à Rouen. Jugée par l'Église, elle reste néanmoins emprisonnée dans les prisons anglaises, au mépris du droit canon. Si ses conditions d'emprisonnement sont particulièrement difficiles, Jeanne n'a néanmoins pas été soumise à la question pour avouer, c'est-à-dire à la torture. Or à l'époque, la torture était une étape nécessaire à un « bon procès ». Cette surprenante absence de torture a servi d'argument pour une origine « noble » de Jeanne d'Arc. Les bourreaux n'auraient pas osé porter la main sur elle.

« Sur l'amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n'en sais rien, mais je suis convaincue qu'ils seront boutés hors de France, exceptés ceux qui mourront sur cette terre. » — Jeanne d'Arc à son procès (le 15 mars 1431)

Les enquêteurs, conduits par l'évêque de Beauvais, Mgr Cauchon, ne parviennent pas à établir un chef d'accusation valable : Jeanne semble être une bonne chrétienne, convaincue de sa mission, différente des hérétiques qui pullulent dans un climat de défiance vis-à-vis de l'Église en ces temps troublés. Le tribunal lui reproche par défaut de porter des habits d'homme, d'avoir quitté ses parents sans qu'ils lui aient donné congé, et surtout de s'en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu'à celui de « l'Église militante », c'est-à-dire l'autorité ecclésiastique terrestre. Les juges estiment également que ses « voix », auxquelles elle se réfère constamment, sont en fait inspirées par le démon. L'Université de Paris (Sorbonne), alors à la solde des Bourguignons, rend son avis : Jeanne est coupable d'être schismatique, apostat, menteuse, devineresse, suspecte d'hérésie, errante en la foi, blasphématrice de Dieu et des saints. Jeanne en appelle au Pape, ce qui sera ignoré par les juges.

Condamnation et exécution

Le 24 mai, au cimetière Saint-Ouen de Rouen, les juges mettent en scène une parodie de bûcher ]pour effrayer Jeanne et la presser de reconnaître ses fautes. Jeanne sous la promesse orale (donc invérifiable) du tribunal de l'incarcérer dans une prison ecclésiastique, signe d'une croix (alors qu'elle savait écrire son nom) l'abjuration de ses erreurs, reconnaissant avoir menti à propos des voix et se soumet à l'autorité de l'Église. Elle est alors renvoyée dans sa prison aux mains des Anglais. S'estimant trompée, elle se rétracte deux jours plus tard, endosse de nouveau des habits d'homme (dans des conditions obscures). Déclarée « relapse » (retombée dans ses erreurs passées), le tribunal la condamne au bûcher et la livre au « bras séculier ». Le 30 mai 1431, elle est brûlée vive place du Vieux-Marché à Rouen par le bourreau Geoffroy Thérage8. Elle rend l'âme en criant trois fois « Jésus ». Selon les témoignages, elle est voilée et placée à plus de trois mètres de hauteur7.

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Si "pucelle" à l'époque semble signifier "servante" et non "vierge"15, Jeanne mettait aussi en avant sa virginité pour prouver, selon les moeurs de son temps, qu'elle était envoyée de Dieu et non une sorcière et affirmer clairement sa pureté, aussi bien physiquement que dans ses intentions religieuses et politiques. Dès lors vérifier sa virginité devient un enjeu important, étant donné l'importance politique des projets de Jeanne : restaurer la légitimité de Charles, et l'amener au sacre. Par deux fois, la virginité de Jeanne fut constatée par des matrones, à Poitiers en mars 1429, mais aussi à Rouen, le 13 janvier 1431. Pierre Cauchon (celui-là même qui la fit brûler) avait ordonné ce deuxième examen pour trouver un chef d'accusation contre elle, en vain.

Sur la porte de la maison de Jeanne d'Arc à Domrémy se trouvent trois écussons. Le premier est celui de France : des fleurs de lys. Le second celui de la famille Thiesselin : des socs de charrue. Le 3ieme est l’écu de ces frères : un écu d'azur à deux lys d'or et une épée au milieu surmonté d’une couronne

L’emblème personnel de Jeanne d’arc était une colombe tenant un parchemin dans son bec ou était écrit la devise : De par le roy du ciel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_d'Arc http://www.blason-armoiries.org/heraldique/j/jeanne-d-arc.htm

 

Les fanions de patrouille

Je suis frappé par l'irrespect que certain C.P. de notre temps manifestent à leur fanion de patrouille. Ce n'est plus, neuf fois sur dix, qu'un chiffon décoloré, jamais lavé, jamais repassé, que l'on porte au bout d'une canne et qui ne sert ni ne rime à rien. C'est dommage.

Le fanion est l'emblème de la patrouille; il porte son animal totem; c'est lui qui rassemble et unit les garçons sous ses couleurs. Il n'est jamais porté par quelqu'un d'autre que le C.P., il peut le confier au second lorsqu'il est absent ou dans l'impossibilité de le porter.

Le fanion de patrouille est traditionnellement confectionné aux couleurs de la patrouille, de forme ogivale, il est bordé et porte l'animal totem de la couleur de la bordure. Exceptionnellement, il peut être peint. Pourtant, il est préférable de le styliser.

Le fanion est porté au bout d'un vrai bâton scout, pas d'une trique qui ne ferait pas peur à un chat. Ce bâton devrait avoir environ 1.60 mètre de haut; il doit être entretenu; être décoré aux goût de la patrouille; possédé une bretelle pour être porté plus facilement et, autrefois, on ne dédaignait pas une poigné de fourrure ou de cuir.

Le fanion est fixé au bâton par trois où quatre bandes à l'intérieur desquelles se dissimule un élastique solide que l'on change aux premiers symptômes d'avachissement. Le flot de patrouille y flotte. Le fanion porte aussi, cousus, la bande du groupe qui permettrait l'identification si besoin était, ainsi l'insigne des Scouts Bayard.

Le Fanion est respecté : on ne s'en sert pas en jeu où il est remplacé par le fanion de jeu; il est toujours solidement planté en terre, il faut donc qu'il ait une bonne pointe; il est toujours propre quand il le faut. Si on doit le remplacer, on garde le vieux fanion au local : il a certainement été le témoin de grandes et belles choses, il mérite des égards.

Une patrouille sans fanion n'est pas une vraie patrouille.

Au camp, il a une place de choix. Il arrive que les patrouilles montent le matin leur fanion à un petit mât… Et pourquoi pas?

Les règles du fanion

1.  Ton fanion respectera car il représente ta patrouille.
2.  Ton fanion gardera toujours propre car il fait ta fierté.
3.  Ton fanion placera bien en vue dans le coin de patrouille car il représente vos couleurs et vos conquêtes.
4.  Ton fanion apportera dans toutes les sorties de patrouille.
5.  Ton fanion décorera d'un signe spécial à chaque nouvel exploit de la patrouille.
6.  Ton fanion dressera bien en vue dans ton coin de patrouille au camp d'été car il marquera vos limites.
7.  Ton fanion expliquera aux nouveaux qui entrent dans la patrouille.
8.  Ton fanion aimera, même devenu vieux car il porte en lui l'histoire de vos peines et de vos joies.
9.  Ton fanion conservera bien précieusement lorsqu'il faudra le remplacer par un neuf.

Fabrication du fanion

Le fanion est fait en tissu épais, bon teint ou en cuir ou en feutrine. Il porte sur une face l'emblème de la patrouille et sur l'autre face, la devise, suivie du nom de la ville ou seulement de ses initiales s'il est trop long.

Il doit avoir 26 cm de long sur 20 cm de haut, sa pointe est en ogive.

1.  Découper le tissu, le cuir ou la feutrine selon le patron (voir croquis).
2.  Découper la silhouette stylisée dans l'une de ces matières. On peut le fixer soit par une piqûre à la machine, soit par un point de bourdon, soit le coller.
3.  Les lettres peuvent être brodées ou découpées et collées.
4.  Rabattre les deux faces, les coudre ou les coller.


Le fanion est fixé à un bâton de 1.20 mètre. Celui-ci peut être décoré, avoir une poignée ou une courroie.

Comment fabriquer ton fanion de patrouille

Première opération : Il te faut tout d'abord tailler une pièce de tissu de la forme ci-dessus. Je te suggère du feutre, de la bonne toile, du jute ou du cuir. N'oublie pas les deux encoches au centre pour le bâton. Une fois ta pièce de tissu taillée et repliée, tu obtiendras un fanion ressemblant à la figure ci-contre. Je te conseille de coudre l'animal totem et autres motifs avant de relier la pièce de tissu. Ton fanion aura alors le format du croquis.

On indique sur le fanion l'année de fondation de la patrouille, son totem, son cri, sa devise, le numéro de la troupe. On peut y ajouter les badges remportées par la patrouille au cours des camps ou des activités spéciales. Le fanion demeure toujours à la patrouille. Il est transmis de C.P. en C.P.

 

Le bâton scout

Le bâton est richement décoré de motifs scouts, de morse, de signes de piste, de code de secours, de cuir, etc. On peut même y aménager une petite niche pour la Sainte Vierge. Aucune limite aux esprits inventifs.

Le fanion accompagne la patrouille dans toutes ses activités. C'est le C.P. qui a l'honneur de le porter ou, lorsqu'il n'est pas là, le second.

 

La Chevalerie

Le scoutisme, une chevalerie...

 

Les scouts sont les chevaliers des temps modernes : comme leurs ancêtres des temps anciens, ils observent une loi, marquée par le culte de l'honneur, de la fraternité, de l'héroïsme et du service du prochain.

« En temps de paix, le chevalier partait chaque jour en quête d'un service à rendre : il secourait tous ceux qui avaient besoin d'aide et tout particulièrement les femmes et les enfants en détresse. Il s'appelait alors un chevalier errant. Les hommes d'armes, tout naturellement, se conduisaient de la même manière; de leurs droites vigoureuses, ils étaient toujours prêts à secourir les infortunés. Les chevaliers de jadis étaient les chefs de la nation, leurs hommes d'armes en étaient les éclaireurs ».

 

Le code des chevaliers

 

Voici quelle était la loi des chevaliers :

 

  • Sois toujours prêt, revêtu de ton armure, excepté la nuit, lorsque tu te reposes.

     

  • Soutient le pauvre et protège ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.

     

  • Ne fais rien qui puisse blesser ou offenser qui que ce soit.

     

  • Sois prêt à combattre pour la liberté de ton pays.

     

  • Quoique tu fasses, efforces-toi d'acquérir la réputation d'un honnête homme.

     

  • Ne romps jamais une promesse que tu as faite.

     

  • Conserve intact l'honneur de ton pays, même au prix de ta vie.

     

  • Les jeunes gens doivent apprendre à accomplir les travaux les plus pénibles et les plus humbles avec bonne humeur et bonne volonté, et à faire du bien à autrui.

     

 

 

Les neuf règles fondamentales de la chevalerie

 

  1. Garder l'humilité,

     

  2. Être constant et ferme dans l'adversité,

     

  3. Secourir les faibles et les opprimés,

     

  4. Fidélité au suzerain et à la Dame,

     

  5. Courage, bravoure et générosité jusqu'au don de sa vie,

     

  6. Honneur et respect de la parole donnée,

     

  7. Combattre pour la défense de la Foi et de la Justice,

     

  8. Faire miséricorde et largesse,

     

  9. Assister fidèlement au sacrifice de la Messe.

     

 

Salut Scout

Les scouts à travers le monde possèdent un salut qui leur est propre. Le salut se fait de la main droite en levant les trois doigts du milieu (en les tenant collés) et en repliant le pouce sur l'auriculaire.

Les trois doigts ainsi levés rappellent la triple promesse prononcée lors de l'engagement scout :
Être loyal,   Aider autrui,  et Observer la loi scoute.

Ils symbolisent également les trois vertus : Franchise, dévouement et pureté

Le pouce déposé sur l'auriculaire signifie que le fort protège le petit ou le faible.

 

 

La parole scoute

« Si par malheur un scout venait à manquer à sa parole, il vaudrait mieux qu'il remette immédiatement son insigne... »

Baden-Powell

La parole scoute, c'est le symbole de l'honneur, de la loyauté et de la droiture. Un scout est incapable de mentir. Lorsqu'on regarde un scout, droit dans les yeux, il faut y lire la vérité, sans détour, sans ruses, sans faux-fuyants.

La parole d'un scout, c'est la vérité sans artifices ni maquillage. C'est la vérité toute simple. Lorsqu'un scout donne sa parole, il engage son honneur en même temps qu'il engage l'honneur du scoutisme et celui de tous ses compagnons d'équipe et du poste. Si un scout trahit sa parole, il trahit en même temps l'honneur de l'ensemble de ses compagnons scouts. La parole n'a de valeur que si elle se donne.

Il ne faut pas donner sa parole scoute sous n'importe quel prétexte et à n'importe quelle occasion ou à n’importe quel événement. Mais lorsque les circonstances le commandent, lorsque les événements l'exigent, lorsque son honneur est en jeu, lorsque la vérité doit éclater, il ne faut pas hésiter, alors, à donner sa parole scoute. C'est le symbole de la vérité. Il n'y a plus de questions à poser. Il n'y a plus de doutes possibles. Un scout vient de donner sa parole. Un scout vient de poser un geste d'honneur et ça doit suffire. C'est grave, c'est beau, c'est noble.

Que tous les scouts de la terre sachent bien combien il est important de dire toujours la vérité. Les hommes sont jugés sur leur façon d'être francs et sincères. Un homme qui ment est un homme laid, méprisable, indigne de confiance, indigne d'amitié. Jadis, chez les preux chevaliers, un noble qui mentait était réduit au simple poste de valet ou de domestique. Il n'était plus digne de porter les fières couleurs de la chevalerie. Les scouts, qui sont les héritiers de la tradition chevaleresque, ont les mêmes obligations que les anciens preux. Bon sang ne saurait mentir.

Ne trahis jamais ton honneur. Dis toujours la vérité, même si cela doit te faire mal. Un scout qui ment n'est plus un scout, c'est un imposteur qui se dissimule derrière un uniforme.

 

Poignée de main scoute

C'est l'usage courant établi depuis presque les débuts du scoutisme que les scouts du monde entier, quelle que soit leur affiliation, se serrent la main gauche lorsqu'ils se rencontrent. Pourquoi agissent-ils ainsi? Parce que cette poignée de main est l'expression d'une amitié sincère qui vient du coeur, et que la main gauche est situé du côté du coeur.

 

Le petit-fils d'un chef Ashanti (tribu d'Afrique), qui avait combattu contre Baden-Powell, raconta cette histoire sur l'origine de la poignée de main scoute avec la main gauche.

Quand le chef s'est rendu à B-P, ce dernier lui tendit la main droite en signe d'amitié. Le chef insista toutefois pour lui serrer la main gauche en expliquant que « les plus braves serrent la main avec leur main gauche. Ce faisant, ils sont obligés d'abandonner leur bouclier qui est leur grande protection. »

 

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