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La Première Patrouille

Nous sommes en Afrique du sud, à l'époque de la guerre des Boers.

Baden Powell, qui vient d'être nommé commandant en chef à la frontière Nord-Ouest de la province du Cap, s'installe dans une bourgade sans défense naturelle du nom de Mafeking.

B.P. entraîne jour et nuit ses nouvelles recrues. D'un groupe de commerçants, d'ouvriers et de paysans, il fait des combattants en les lançant aussi souvent que possible dans la nature, en les conduisant par petits groupes dans de vastes exercices de plein air. Astuce, débrouillardise et observation jouent un rôle bien plus décisif que la science militaire.


Le 9 octobre, le service de renseignements lui fait parvenir un télégramme : « Pluie abondante en perspective pour votre foin ». En clair, cela voulait dire : « Préparez-vous pour la bataille ». Un système de tranchées avec de petits forts venait juste d'être terminé autour de la ville. L'ennemi en resta éberlué. Cronge commença par bombarder la ville. Puis, croyant avoir intimidé les anglais. Il envoie un émissaire demander la reddition.

B.P. n'a qu'un mot en réponse : « Pourquoi? »

Quelques temps après, B.P. répond à la délégation des Boers :
« Dites à votre général que je suis désolé que vous vous soyez dérangé mais que je lui ferai moi-même tenir un message quand nous serrons las de résister. »

Malgré tout, les chances sont minces : 1 200 hommes sans artillerie contre 9 000 pourvus de moyens puissants. B.P. a une idée derrière la tête : il a remarqué que dans la ville se trouvent une centaine de garçons de 13 à 16 ans qui brûlent de jouer aux petits soldats, mettent leur nez partout où ils ne le devraient pas, se moquent des bombardements, suivent les soldats et se faufilent dans le camp des Boers pour leur seul plaisir de ramener en ville des tuyaux sensationnels...

Il empoigne un jour un de ces garçon par le col de sa chemise et le traîne dans son bureau.

- Comment t'appelles-tu?
- John Goodyear, Sir.
- Tu as l'air d'avoir envie de te battre.
- Et comment, Sir! …Oh Sir! Prenez-moi dans l'armée, laissez-moi signer l'engagement.
- Pas question! Mais je vais te mettre à l'épreuve. Je peux avoir besoin de jeunes dégourdis, courageux, pour des tas de missions : espionner, porter des messages, faire le service d'ordre en ville… guetter l'ennemi...
- Oh Sir!... ce serrait formidable, je suis votre homme.
- Reviens demain à dix heures, on te donnera un uniforme et puis amène-moi tous les types de plus de 12 ans capables de faire quelque chose et que tu connais.
- Yes, Sir!

Et ce jour, sur son petit carnet, le colonel Robert Stephenson Smith Baden Powell note : « Je suis sûr qu'on peut se fier aux garçons aussi bien qu'aux hommes, pourvu qu'on leur fasse confiance et qu'on les rendes responsables de leurs actes. »

Le lendemain, John Goodyear reparaît dans le magnifique costume de l'armée britannique que l'intendance lui a ajusté sur mesure. Il porte le grand chapeau crânement relevé sur le côté. Vingt-cinq jeunes garçons le suivent : le premier contingent des « Cadets de Mafeking ».

B.P. rugit de plaisir.

- Bravo Boy! Tu vas me désigner les deux ou trois types qui sont capables de commander et tu leur donneras à chacun six ou sept garçons à conduire. Toi, je te nomme sergent-chef.

C'est grâce à ses cadets que B.P. va monter une succession de grandioses supercheries, de coups d'audace et de bluff, grâce à quoi il triomphera d'un ennemi qui lui était 7 ou 8 fois supérieur en nombre.

Les Cadets de Mafeking ont été les premiers scouts éclaireurs de l'histoire.

Baribal Patient
Michel Levasseur

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